lundi 1 juin 2009
Les Beatles Noirs
dimanche 5 avril 2009
Avec pas d'casque
samedi 21 mars 2009
Le silence de la rue
Stupeur, consternation. Et dire que je considérais ce magasin comme le modèle du bon disquaire, celui qui recèle de pépites ultra-confidentielles sans pour autant sentir le vieux mégot ou la sueur de motard. Un magasin qui semblait ne jamais désemplir et que tous croyaient éternel [instant violons].
mercredi 18 février 2009
Les Boss Martians / Les Mallrats
Les Boss Martians
dimanche 1 février 2009
Le Tour du Monde des Garages et des Ménestrels (6) : Éthiopie
Après le Japon, la Chine, l'Indonésie, l'Inde, la Turquie et le Yémen, le Tour du Monde des Garages et des Ménestrels poursuit sa route en Éthiopie, toujours sous la houlette de Nikki Mod, correspondant spécial Afrique / Moyen-Orient pour Infrasons.
C’est un épisode assez peu connu de la Seconde guerre mondiale : en 1942, les troupes fascistes qui occupaient l'Éthiopie furent boutées hors d’Afrique par les régiments coloniaux britanniques. Épisode sanglant d’un conflit bien plus vaste, mais épisode salvateur : sans ces quelques coups de baïonnette judicieusement placés, l’avenir des gens de goût n’eût pas tout à fait été le même.
On y perdit peut-être les bâtiments futuristes art-déco et le goût du capuccino au bord de la mer rouge. Mais voici ce que l’on y gagna : juste après la défaite italienne, les américains firent bâtir dans les plaines arides d'Érythrée, à Kagnew près d'Asmara, une base militaire. Pas tout à fait une base avec des chars et des avions, même si l'on devait bien y trouver des marines en chemisette kaki sirotant à midi du coca-cola sous le blanc soleil d’Afrique. Plutôt une base de transmissions dotée d’une grosse antenne radiophonique, qui diffusa bientôt, par delà les montagnes jadis réputées infranchissables d’Abyssinie, au cœur du mystérieux empire des Négus, les mélopées vicieuses d’Elvis Presley et de Fats Domino.
À Addis-Abeba où le transistor avait fait son apparition, le son venu d’Amérique pénétra profondément le cerveau de la génération urbaine de l’après guerre. Cette jeunesse était fortement imprégnée de valeurs nationalistes et parfois d’un conservatisme politique qui avaient sur le principe peu à envier au discours de leurs anciens envahisseurs. Mais ce trait particulier fut la garantie d’un mélange détonnant entre le nouveau son d’Outre-Atlantique – rythmiques à quatre temps impulsées par basse et batterie – et un héritage vernaculaire fait de chants lancinants en amharique et d’indescriptibles mélodies abyssines souvent agrémentées de cuivres.
Bien que les seuls groupes autorisés à se produire fussent ceux qui en avaient reçu agrément de l’Empereur, l’alchimie diabolique née de leur rivalité féroce rendit fous par milliers les sujets du Négus. Les années 1960, animées par des groupes rattachés à un Hôtel, à la Police ou à la Garde Impériale, furent prolifiques : ce temps béni qui n’était plus celui des colonies reçu le surnom de Swinging Addis.
Pourtant, sur les crêtes des monts du pays Amhara, une ombre se profilait déjà à l’horizon ; une ombre venue du Tigré voisin où les indépendantistes alliés aux Érythréens n’avaient cure des danses enfiévrées et des suaves nuits qui agitaient la Piazza d’Addis. Pour eux, il importait surtout d’avoir la peau du Négus, comme celle des lions qui gardaient jour et nuit son palais.
Politiciens, meneurs de troupes et empereurs ayant en ces contrées des mœurs pour le moins violentes, le renversement d’Hailé Sélassié par le sinistre Mengistu marqua, en 1974 l’aboutissement brutal d’une trajectoire musicale pourtant fort prometteuse. L’interdiction de toute expression musicale (autre que les bruits de bottes) par le nouveau régime mit fin à cette ère dorée. La place étant ici limitée, voici seulement deux des artistes les plus marquants des 60s éthiopiennes, tous disponibles dans l’affolante collection Éthiopiques. Les meilleurs d’entre vous iront découvrir le reste par eux-mêmes…
Alèmayèhu Eshèté
Des trente 45 tours distillés par Alèmayèhu Eshèté, pendant sa fulgurante carrière, il faudrait retenir bien plus que ce que nous pouvons présenter ici. Surnommé l’Elvis abyssin, recruté à 20 ans dans le très en vue Police Orchestra du colonel Dèmèqè, il fut l’une des icones des sixties abyssines.
Le caractère conservateur – travail, famille, patrie - des paroles de ses chansons ne fera pas oublier la puissance funkoïde de leurs rythmes démoniaques. Et pour cause : qui parle l’amharique parmi vous ?
Alèmayèhu Eshèté : Tchero Adari Nègn
(acheter Éthiopiques, vol.8 : Swingin Addis sur Amazon)
Alèmayèhu Eshèté : Mèkèyèrshin Salwaq
(acheter Éthiopiques, vol.9 : Alèmayèhu Eshèté sur Amazon)
Lemma Demissew
Lemma Demissew était pianiste pour plusieurs des groupes institutionnels évoqués plus haut. Epaulé par d’impeccables sections cuivre, il a produit certains des plus beaux morceaux de cette période, dont «Astawèslehu», qui sonne comme une reprise de la «Danse des canards» venue d’un autre monde, celui là assurément parfait.
Lemma Demissew : Adrashash Tèfabegn
Lemma Demissew : Astawèslehu
(acheter Éthiopiques, vol.8 : Swingin Addis sur Amazon)
Lemma Demissew : Adrashash Tèfabegn
lundi 26 janvier 2009
Quelques souvenirs de 2008
Comme en 2007, Infrasons finit l'année en vous dévoilant la liste des morceaux qui l'ont enchanté ces douze derniers mois.En espérant une année 2009 aussi productive, je vous souhaite un joyeux noёl et une heureuse santé.
● Erykah Badu - The healer
(site / acheter New Amerikah sur Amazon)
Le mélange asiatico-super funk de l'année.
● Barth - Global hero
(site / acheter Cuchillo chez Gibert-Joseph)
Le voix haut-perchée et éthérée de l'année.
● Black hollies - Under a winter's spell
(acheter Casting shadows chez Soundflat)
Le joyau psyché-pop de l'année, plein de feuze, de reverb', de phasage, et de tous ces effets sonores terribles.
● Cocosuma - Oh ruby sun
(site / acheter We'll drive homme backwards chez Gibert-Joseph)
La merveille 2008 capable d'évoquer un duo entre les Kinks et les Supremes.
● Vanessa Contenay-Quinones - Pourquoi pas
(site)
La chanson yéyé de l'année.
● Bart Davenport - Jon Jon
(site / acheter Palaces sur Amazon)
La ballade pop de l'année.
● Début septembre - Beg-meil
La meilleure chanson patronnée par l'Office pour la Promotion du Tourisme en Bretagne. Pebezh kanaouenn, paotred !
● Del Shannon - Gemini [remix de Pilooski]
Le remix de l'année et, accessoirement, les meilleures percussions martelantes jamais entendues sous nos tropiques.
● Estelle et Kayne West - American boy
(site / acheter Shine chez Gibert-Joseph)
Le morceau Rythme et Bleu de l'année.
● Foxboro hot tubs - Mother Mary
(site / acheter Stop Drop and Roll !!! chez Gibert-Joseph)
La rémission de l'année ; celle qui a permis aux membres de Greenday, sous le nom des Foxboro Hot Tubs, d'expier leurs péchés, tel le brigand crucifié à la droite de Jésus. Comme quoi il n'est jamais trop tard.
● Liz Green - Midnight blues
(acheter Midnight blues chez Humble soul)
La délicate perle folk-blues de l'année.
● Housse de racket - Oh yeah
(acheter Forty love chez Gibert-Joseph)
La meilleure chanson de l'année pour jouer au tennis avec un polo Lacoste. Et, accessoirement, la façon la plus maline d'entrer dans les quotas francophones sans trop se fouler pour les paroles.
● Kills - U.R.A fever
(site / acheter Midnight boom chez Gibert-Joseph)
La bande-son de l'année pour aller braquer une banque avec Tarantino.
● Love is all - Wishing well
(site / extrait de A hundred things keep me up at night)
L'air totalement crétin mais absolument entraînant de cette année.
● MGMT - Kids
(site / acheter Oracular spectacular chez Gibert-Joseph)
L'hymne dansant bizarroїde de l'année.
● Jim Noir - Don't you worry
(site / acheter Jim Noir chez Gibert-Joseph)
Le morceau rétro-futuriste de l'année.
● Poney express - Paris de loin
(acheter Daisy Street chez Gibert-Joseph)
La chanson de l'année pour partir en vacances à la campagne.
● Portishead - Silence
(site / acheter Third à la Fnac)
La mélopée bossa-nova trip-hop de l'année.
● Rifles - I could never lie
(site / acheter le 45 tours I could never lie chez Soundflat)
La petite power-pop de l'année faite pour être chantée, dans quelques pubs anglais, autour d'une bonne vieille guitare.
● Second sex - J'ai couché avec le diable
(acheter Petite mort chez Gibert-Joseph)
Le titre garage qui, cette année, a aidé la France à recouvrer son rang dans le monde.
● Ting tings - Shut up and let me go
(site / acheter We started nothing chez Gibert-Joseph)
Le rythme de l'année pour brûler les pistes de danse.
● Vampire weekend - One (Blake's got a new face)
(site / acheter Vampire weekend chez Gibert-Joseph)
La chanson la plus décontractée de cette bonne année 2008.
dimanche 18 janvier 2009
J'ai aidé Patrick McGoohan à s'échapper
Hommage aujourd'hui à Patrick McGoohan (alias Numéro 6), acteur et créateur de la série Le Prisonnier, disparu cette semaine. Rassurez-vous cependant : ce n'est pas la première fois que le Numéro 6 se fait passer pour mort pour prendre la poudre d'escampette et fuir le «Village».
« Où suis-je ?
-Au Village.
-Que voulez-vous ?
-Des renseignements.
-À quel camp appartenez-vous?
-Vous le saurez en temps voulu. Nous voulons des renseignements.
-Vous n'en aurez pas.
-De gré ou de force vous parlerez.
-Qui êtes-vous ?
-Le nouveau Numéro 2.
-Qui est le Numéro 1 ?
-Vois êtes le numéro 6.
-Je ne suis pas un numéro ... Je suis un homme libre.
-Mwahahahahihihoho !!! »
Teenage filmstars - I helped Patrick McGoohan escape
(site des Mod Pop Punk archives)
Jam - Away from the numbers
(acheter In the city à la Fnac)
Prisoners - Pretend
(acheter A taste of pink ! sur Amazon)
dimanche 11 janvier 2009
Les Halo Benders - Snowfall
samedi 13 décembre 2008
Les Subsonics
Pascal D. ne sait plus combien il a de vinyles. La dernière fois qu'il avait entrepris de les compter, il y a deux ans, il en dénombrait 857. Mais compte tenu des dizaines de disques qu'il a achetés depuis, bien malin qui pourrait estimer sa collection aujourd'hui.

