Pour être plus exact, cette moitié considère le Blues comme une musique respectable et sympathique ; quelque chose qui ne dérange pas, en somme. Mais de là à en écouter spontanément et à acheter des albums, il ne faut pas exagérer. Car au fond, pensent-ils, c'est un peu toujours la même chose cette histoire : un vieux noir qui marmonne son spleen dans une guitare étouffée, trois accords répétitifs, le tout avec une qualité acoustique digne de Radio Londres.
lundi 14 janvier 2008
Ike Cosse
Pour être plus exact, cette moitié considère le Blues comme une musique respectable et sympathique ; quelque chose qui ne dérange pas, en somme. Mais de là à en écouter spontanément et à acheter des albums, il ne faut pas exagérer. Car au fond, pensent-ils, c'est un peu toujours la même chose cette histoire : un vieux noir qui marmonne son spleen dans une guitare étouffée, trois accords répétitifs, le tout avec une qualité acoustique digne de Radio Londres.
lundi 7 janvier 2008
Nicolas Ungemuth
Entre autres, nous avions donc Pink Floyd, Deep Purple, U2, Van Halen, Pearl Jam, Police, Dire Straits, Garbage (vous trouverez la liste complète sur ce forum). Autant de groupes que les esthètes haïssent en silence, presque honteux de ne pas participer au culte consensuel. Chaque nominé eut droit à une descente en règle, à chaque fois hilarante (Freddy Mercury étant, de mémoire, surnommé "la Castafiore moustachue").
Pour finir, j'aimerais évoquer un autre méfait du baron von Ungemuth. Dans chaque numéro de Rock'n'Folk, un journaliste décerne, à tour de rôle, le titre d'"Album du mois". La plupart, frileux, se contentent de sélectionner LE gros disque qui vient de sortir (Radiohead, Babyshambles, Arctic Monkeys) en se disant, bêtement, que si l'album se vend bien mais qu'ils ne l'ont pas encensé, ils passeront pour des buses. Ungemuth, lui, s'en fiche. Quand son tour arrive, il choisit les Embrooks, un groupe inconnu qui n'a jamais intéressé personne ; un groupe composé de gens trop laids pour faire la couverture des magazines (lire l'excellent article ici, au numéro 447). Mais vache de chez vache : qu'est-ce qu'ils tuent ces Embrooks.
Embrooks - Back in my mind
(site / acheter Yellow glass perspections chez Soundflat)
lundi 24 décembre 2007
Quelques souvenirs de 2007
N'ayons pas peur de le dire : le rock'n'roll est à la mode et la soul retrouve peu à peu ses lettres de noblesse. Évidemment, tout n'est question que de cycle. Si nous surfons en haut de cette vague grouve, la tendance va s'estomper. Dans 5 ans, tout sera fini. Les media ne jureront que par les nouvelles sonorités branchées : Jazztonik, Elecktrofolk, R'n'Z et plein d'autres noms ridicules. Alors profitons de la chance que nous avons aujourd'hui : faites des réserves de disque avant que la disette ne sévisse, précipitez-vous à tous les concerts avant qu'il ne soit trop tard et continuez à lire Infrasons.
●Nicole Atkins - War torn
Le morceau théâtral et emphatique de l'année
(site / Myspace / acheter Neptune city sur Amazon)
●Kevin Ayers - Cold shoulder
La perle pop délicate et touchante de l'année
(site / Myspace / acheter The unfairground sur Amazon)
●Billy Childish & the Musicians of the British Empire - Joe Strummer' s grave
Le brûlot teigneux de l'année (voir la chronique précédente sur Infrasons)
(site / acheter Punk rock at the british legion hall chez Damaged goods)
●Coral - Jacqueline
La chanteuse la plus forte de l'année, dans tous les sens du terme
Le morceau funk de l'année
La chanson la plus appaisante de l'année
Le rythme disco de l'année
(Myspace / acheter Yael Naim chez Tôt ou tard)
●Candie Payne - I wish i could have loved you more
lundi 17 décembre 2007
La minute yéyé (4) : Cléo / Violaine
Noël approche. Vous avez rédigé la liste des cadeaux à offrir à la famille et aux amis, puis celle des ingrédients pour les repas des 24 et 25. À cela s'ajoute une mauvaise surprise : en sortant le carton des décorations, vous découvrez que les belles guirlandes achetées l'année dernière ont perdu presque tous leurs poils brillants. Quelle camelote! Vous voilà bons pour en racheter.
lundi 10 décembre 2007
Les Heptones
Été 1964, une chaleur torride écrase la Jamaïque. Pour les innombrables groupes de ska qui font danser l'île, c'est une catastrophe. À cours de salive, les lèvres des trompettistes restent collées à leur instrument, tandis que les doigts des guitaristes fondent sur l'acier ou le nickel brûlants des cordes. Rassurez-vous, je vous épargne le sort des malheureux batteurs!dimanche 2 décembre 2007
Biff! Bang! Pow!
En premier lieu, les Green circles prouvent que, malgré leurs airs de surfeurs, les Australiens ont toujours du sang anglais dans les veines. La chanson "Brown house in Stepney where whe live" pourrait figurer parmi les meilleures chansons des Kinks (donc de facto parmi les plus beaux morceaux jamais écrits sur les huit planètes du système solaire, plus leurs satellites et leur proche banlieue). Il y a vraiment une touche Ray Davies-sienne dans la composition : cette aptitude à décrire un lieu (la cour d'une maison dans la banlieue d'Adélaïde), un instant, une météo, un peu à la "Waterloo sunset".Green circles - Brown house in Stepney where we live
(site / Myspace / acheter Green circles ou la compilation Shimmy! chez Detour records)
Les Lost 45s sont eux originaires de Leeds. Pas la peine d'aller chercher trop loin pour trouver leurs influences : les Jam ou les Prisoners bien-sûr avec cette voix Northern soul, ces délicates touches de clavier et puis, petit plus, des choeurs absolument oniriques (servis par l'organiste du groupe) qui élèvent le morceau "The man that time forgot" toujours plus haut. Une chanson Mod, tout simplement.mardi 27 novembre 2007
Le Tour du monde des garages (2) : Chine
Mais pour qui sait tendre l'oreille, la belle musique finit toujours par apparaître : sous les guitares de PK14 par exemple. Originaire de la "capitale du sud" (Nankin), ce groupe s'est installé dans la "capitale du nord" (Pékin). Le morceau qui suit est une de leurs démos ; elle me fait fortement penser à du Joy Division avec la basse très en avant et le côté franchement sombre. Assez fascinant en tout cas.
Maintenant, direction l'autre Chine : Hong Kong. Nous y retrouvons My little airport qui pourraient être les Raveonettes chinois : même amour pour les voix et les tambourins spectoriens, même penchant pour les fonds "bruitistes" saturés à la Jesus and Mary chain ou Sonic youth. Particularité : nos amis chantent à la fois en chinois, en anglais et même...en français (pas toujours intelligible, il est vrai, mais il ne faut jamais décourager les bonnes volontés). J'entends d'ici vos questions : est-ce que c'est du mandarin ou du cantonnais? Qu'est-ce que les paroles signifient? Je vous répondrais que ... et bien ... euh ... vous n'êtes qu'une bande d'assistés qui attendez que les informations vous tombent toutes crues dans la bouche. Et, dans le monde moderne, il n'y a plus de place pour les individus de votre espèce!mercredi 21 novembre 2007
Electrocute
lundi 12 novembre 2007
La minute yéyé (3) : Michel Sardou
Avant d'encenser les "Ricains", le traître national Michel Sardou vendait son âme à la perfide Albion. Dans "Mods et rockers", le voici pris en train d'entonner un scandaleux "j'apprécie votre terre [...] et je crie très fort : vive l'Angleterre!"... Tssss!PS : Un scoop de dernière minute : je viens d'apprendre que les paroles de cette pépite sont signées Patrice Laffont, le présentateur de Pyramides, Fort Boyart ou des Chiffres et des lettres ! En quelque sorte, nous avons là le fruit d'une rencontre entre deux génies ; et non des moindres.
lundi 5 novembre 2007
Public nuisance
Méfions-nous des apparences. S'il vous arrivait de tomber par hasard sur l'album Gotta survive de Public nuisance (ce qui, de toute façon, a peu de chance d'arriver), voilà à peu près ce que vous penseriez : -Quelle apparence étrange! L'un d'eux a quasiment un look gothique avec un bouc en fourche et une chevelure vampire. Son compère sur la baignoire ressemble à un immigré costaricain, moustache hidalgo et nuquette désordonnée faisant foi. Un troisième larron, au fond, ferait plutôt petite frappe de la fin des années 1970 avec son gros blouson et sa pose menaçante. Enfin, le dernier de ces messieurs pourrait être un texan endimanché surgi des années 1890. En fait, tout cela est faux : nous avons à faire ici avec un groupe 60s.
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